Crier
que les insectes sont un fléau pour les plantes serait
aller un peu vite en besogne et passerait sous silence les heureux
contrats qui semblent unir certaines plantes à certains
insectes :
"Je te fournis de la nourriture et tu transportes mon pollen"
"Je te fournis de la nourriture et tu dissémines mes
graines"
Certes, certaines chenilles, criquets et autres
larrons se nourrissent exclusivement de végétaux,
mais c’est souvent plus un problème pour l’agriculteur
que pour les plantes. Les insectes ne font que se reproduire lorsque
la nourriture est abondante, contribuant ainsi à une régulation
naturelle des populations.
Par contre, les services réciproques plantes/insectes sont
monnaie courante, et mille et une astuces favorisent cette coopération.

Le morosphinx ressemble à un oiseau-mouche.
Il plonge sa trompe dans la longue fleur du chèvrefeuille
pour y pomper le nectar. Lui seul peut le faire.

Certaines orchidées sont "rusées",
elles ont des odeurs et un aspect qui les fait passer pour des
femelles d’insectes. Le mâle, dupé, vient s’accoupler
avec la fleur et se fait coller deux sacs de pollen sur la tête.

Lorsqu’ils se posent sur certaines fleurs, les
insectes déclenchent divers mécanismes destinés
à les recouvrir de pollen. Ici (sur une fleur de papilionacée),
deux bras se remontent sur le dos de l’insecte.
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