
Les reliefs proches du littoral du Roussillon fournissent des dépôts de sables grossiers et de galets. Au contraire, ce sont les sédiments fins de l’Orb, de l’Hérault et du Rhône qui construisent les rivages héraultais et audois. Aujourd’hui les aménagements du cours du Rhône (barrages,) ont fait chuter l’apport sédimentaire de 40 millions de tonnes au XVIII° s. à 4 - 5 millions de tonnes par an. Ce déficit est une des causes de l’érosion actuelle du littoral.
On trouve de tout sur les plages... Même si la vie sauvage reste le principal attrait d’une promenade naturaliste sur une plage, l’examen (prudent !) des déchets d’origine humaine n’est pas inintéressant : les boules de mazout, les morceaux de bois, les plastiques, les équipements de bateaux nous racontent aussi des aventures de mer. Les énormes quantités de pommes échouées parfois sur les côtes du Languedoc en automne sont les traces à la fois des grandes pluies dans le bassin du Rhône, des courants littoraux qui, d’est en ouest, ramènent les produits de la Camargue vers le Languedoc, et des tempêtes de sud-est qui font échouer les pommes sur les plages.
On peut ainsi imaginer de nombreuses petites expériences, montrant par exemple la grande proportion de détritus italiens sur les côtes de France, ou la quantité effarante de déchets.
En traçant des carrés de 10 ou 20 m de côté, en ramassant les déchets sur ces 100 ou 400 m2, en les classant par catégories (plastiques, verres, métaux,...) en extrapolant ces chiffres à la superficie d’une plage ou de l’ensemble d’un littoral, on peut facilement se sensibiliser à l’intensité de la pollution esthétique de la Méditerranée.
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