Les actes des Xème Rencontres nationales ECORCE

 à Labastide Rouairoux (Tarn) du 6 au 9 décembre 2006

 

Sommaire

Le réseau ECORCE en quelques dates

Les contenus

Les organisateurs

Les participants

Les intervenants

La visite des installations

La prise en compte du DD au Domaine du Thoré

Les interventions

Les ateliers

L'agenda 21 du Conseil Général du Tarn

Bilans

Annexes

Visite en Mairie

Les Travaux

La Presse

 

 

 

Annexes

 

Site d'information sur l'eau

Épurer les eaux usées : quelles solutions alternatives ?

Les toilettes sèches (ou à compost)

Toilettes à compost (quelques sites)

Agenda 21 du CG Tarn

 

(cliquez sur le thème choisi)

 

 

 

 

 

Site du centre d’information sur l’eau

 http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/index_flash.htm

 De la ressource au robinet  http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/5/contenu/5.htm

 Quand on parle de la qualité de l'eau, on se réfère essentiellement à deux aspects :
                                                                - celui de la santé et de l'hygiène,

                                                                - celui du confort et du plaisir.

Une exigence première : la qualité sanitaire
C'est le principe qu'énonce le code de la santé publique (art. 19) : "Quiconque offre au public de l'eau en vue de l'alimentation humaine, à titre onéreux ou gratuit, est tenu de s'assurer que cette eau est propre à la consommation". La lutte contre les maladies et les épidémies liées à la consommation d'eau (le choléra et la typhoïde, notamment) a été au cœur des préoccupations des hygiénistes à la fin du XIX
e siècle. Elle a inspiré les premiers programmes de modernisation des installations de distribution d'eau. La qualité sanitaire de l'eau des Français est aujourd'hui l'une des meilleures du monde.

Le confort domestique et le plaisir de boire
La recherche du confort et du plaisir peut paraître secondaire par rapport à l'impératif sanitaire. Cependant, pour les consommateurs habitués au confort domestique, elle est également devenue essentielle. Les principales préoccupations formulées par les utilisateurs à l'égard de l'eau qui leur est fournie portent sur sa saveur (le goût de chlore) ou sa dureté (le calcaire). L'Organisation mondiale de la santé elle-même prend cet aspect en compte : "L'eau doit être aussi agréable à boire que les circonstances le permettent". Les professionnels de l'eau, qui ont pour mission de distribuer après traitement une eau conforme aux normes de qualité sanitaire, font tout pour répondre également à l'attente des consommateurs en matière de confort d'utilisation et de plaisir de boire.

Animation : Les étapes du service de l'eau et de l'assainissement.                      Nécessite le Player Shockwave

  Les normes

 Les normes de qualité de l'eau potable sont très rigoureuses.
C'est la garantie d'une eau de qualité.

Les normes s'appuient en général sur les travaux médicaux établissant les doses maximales admissibles (DMA), c'est-à-dire la quantité de telle ou telle substance qu'un individu peut absorber sans danger quotidiennement tout au long de sa vie. Sur cette base, on calcule quelle quantité maximale peut être apportée par l'eau, en prenant une confortable marge de sécurité. C’est le principe de précaution.
Il ne faudrait pas en conclure que tout dépassement comporte un risque pour le consommateur. Par exemple, lorsque la teneur maximale de l'eau en fluorures est fixée à 1,5 mg par litre, cela ne signifie pas qu'une teneur de 1,51 mg comporte un risque immédiat d'intoxication.
La plupart des normes prennent donc leur sens sur le long terme.
C'est pourquoi la réglementation française n'utilise jamais les termes "eau potable" ou "potabilité de l'eau". En effet, une eau qui ne respecterait pas tous les critères de qualité requis pourrait cependant être bue sans danger et s’avérer potable de fait.
Etant donné la marge de sécurité que les normes intègrent, un dépassement temporaire et modéré est la plupart du temps sans conséquence ; il doit tout de même déclencher la mise en oeuvre d’un programme d’action et de surveillance. En revanche la qualité bactériologique doit être assurée en toutes circonstances et faire l’objet d’une surveillance très stricte.

"Que sont les normes de potabilité ?", par Jean-Luc Trancart, Lyonnaise des Eaux (1'05")

Qu'est-ce qu'une norme ?           Quels textes définissent les normes ?                Quels sont les paramètres retenus ?

 Les dérogations aux normes      Que se passe-t-il lorsque la norme est dépassée ?         La liste des normes françaises

 Captage et pompage

 

En France, 60 % de l'eau potable provient des eaux souterraines qui s'accumulent dans des réservoirs naturels aquifères (libres dans les alluvions, captifs entre deux couches géologiques imperméables).
Les restants 40 % viennent à des eaux de surface(rivières, lacs, fleuves). Les eaux superficielles sont prélevées par un simple pompage en amont de l'usine de traitement.

Le captage des eaux souterraines s'effectue soit à partir d'une source ou d'une résurgence, soit le plus souvent par des forages (jusqu'à 700 m de profondeur). Les eaux de forage sont en général de meilleure qualité ; du fait de leur éloignement de la surface, elles sont en effet davantage protégées de la pollution.

La loi sur l'eau du 3 janvier 1992 fait obligation aux communes de protéger les captages à l'aide de périmètres de protection situés autour des points de prélèvement des eaux superficielles ou souterraines.

On distingue trois types de périmètres :
- le périmètre de protection immédiate (clôture située aux abords de l'ouvrage) permet d'éviter les déversements et infiltrations d'éléments polluants ;
les terrains situés à l'intérieur du périmètre de protection immédiate doivent être acquis par le service des eaux en pleine propriété.
- le périmètre de protection rapprochée dépend des caractéristiques des nappes aquifères et de la nature des pollutions possibles ; à l'intérieur du périmètre de protection rapprochée, toutes les activités ou installations de nature à nuire directement ou indirectement à la qualité des eaux peuvent être interdites (cultures, stockage de produits toxiques, dépôts, etc...).
- le périmètre éloigné concerne les mêmes activités que le périmètre de protection.
Dans cette zone, elles peuvent être soumises à une réglementation les limitant.

 

Les grandes questions

 Un certain nombre de questions reviennent fréquemment parmi les préoccupations des consommateurs. Certaines sont d'ordre sanitaire (nitrates, pesticides, plomb, microbiologie, etc.), d'autres concernent plutôt le confort de consommation (chlore, calcaire, etc.).

 Les pesticides   Le chlore dans l'eau potable                   Le calcaire dans l'eau potable    Les nitrates dans l'eau potable

 Le plomb dans l'eau potable                   La qualité microbiologique                     Le fluor dans l'eau potable                     L'eau trouble et colorée         

  

Les contrôles

Tout dysfonctionnement dans la distribution d'un bien aussi essentiel que l'eau, que ce soit en quantité ou en qualité, peut avoir des conséquences fâcheuses.
C'est pourquoi l'eau fait l'objet d'une surveillance permanente et d'une information auprès du public.
Si 80 % des Français se déclarent satisfaits du service de l’eau (baromètre C.I.EAU-SOFRES, édition 2004), si 71 % jugent que l’eau est de bonne qualité, ils sont 60 % à réclamer plus d’informations sur les contrôles dont elle fait l’objet.
Savent-ils que l'eau, en France, est un des produits alimentaires les plus étroitement surveillés, un de ceux dont la qualité est la plus rigoureusement réglementée et contrôlée ?

La production d'eau est soumise à des normes de qualité très exigeantes ; pour respecter ces normes, l'eau brute doit passer par des traitements souvent extrêmement sophistiqués.
Les nombreux contrôles dont l'eau potable fait l'objet ont pour but, non seulement de vérifier la conformité aux normes de l'eau du robinet, mais également la conformité de l'ensemble du processus de production et de distribution.
La fonction des contrôles est double :

déceler toute anomalie en temps utile ;

prévenir toute défaillance dans la qualité de l'eau distribuée.

 "Qui contrôle la qualité de l'eau potable ?", par le Professeur Hartemann, professeur de Santé publique, Directeur du laboratoire LHRSP (1'33")

 

Un double contrôle        Les contrôles officiels    La surveillance de l'exploitant     Schéma du suivi de la qualité

 Schéma des mesures prises en cas de pollution

L'information du consommateur

Dans tous les cas, la population doit être informée par les autorités municipales et sanitaires, dès lors qu'un dépassement de norme risque de menacer la santé publique. Des mesures sont ainsi prises (affichage public, tracts, avis dans la presse...) tant par les pouvoirs publics que par les distributeurs pour prévenir les consommateurs d'éventuelles restrictions de consommation pouvant viser telle ou telle catégorie d'usagers, voire l'ensemble de la population desservie. C'est le dispositif en vigueur pour l'ensemble des normes de qualité de l'eau potable à caractère sanitaire.
Les consommateurs qui s'inquiètent peuvent consulter les analyses qui sont affichées en mairie ou s'adresser à leur service des eaux.

 "Comment obtenir des informations sur la qualité de l'eau du robinet ?", par Monique Chotard, Directeur du CI.EAU (1'13")

 L'information permanente sur la qualité   L'information en cas de crise

 

Références réglementaires

La qualité de l'eau du robinet fait l'objet d'un encadrement réglementaire très strict, à toutes les étapes de son cycle de production et de distribution : la réglementation concerne aussi bien la nature des ressources en eaux brutes utilisées et leur protection que le déroulement des traitements, le stockage, la distribution, les contrôles de qualité à opérer, l'information des consommateurs, etc.
Depuis décembre 2003, 54 paramètres définissent la qualité de l'eau potable, qui demeure l'un des produits alimentaires les plus étroitement surveillés.

 

Quelques points d'histoire                      Les principaux textes en vigueur Extraits réglementaires             

 

 

La nouvelle règlementation de la qualité de l'eau depuis décembre 2003

 De nouvelles normes, pour plus de "précaution"

La France a modifié sa réglementation en matière de qualité de l’eau par le décret 2001-1220 du 20 décembre 2001, "relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l’exclusion des eaux minérales naturelles".

Ce texte met en conformité le droit français avec la directive européenne du 3 novembre 1998. Une remise à jour des textes français et européens était en effet devenue nécessaire, pour actualiser les normes de qualité, (les travaux préparatoires à leur établissement datant d’une vingtaine d’années) et tenir compte de l’évolution des connaissances scientifiques et médicales.

Ce nouveau décret est encore plus centré sur des impératifs purement sanitaires. L’eau du robinet ne doit pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes ou de substances susceptibles de constituer un danger potentiel pour la santé des personnes. Comme la nouvelle directive européenne, la nouvelle réglementation française traduit donc un renforcement du principe de précaution, en matière de qualité de l’eau.

Encore plus de sécurité sanitaire           Quels changements pour le consommateur ?      De nouvelles pratiques pour le service des eaux

 Les nouveaux paramètres de qualité

 

Vous trouverez les contenus des textes soulignés sur Internet, en parcourant les pages du site.

 http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/5/contenu/5.htm

  

Les 3 pages de ce dossier sont extraites du site d’information sur l’eau. Elles sont tout public.

Vous trouverez également sur ce site des pages concernant les enfants, et de nombreux plans et dessins.

 http://www.cieau.com/junior/index.htm

                                                                                              Maurice Tournier


 

Épurer les eaux usées : quelles solutions alternatives ?

 L’eau, indispensable à la vie, est une ressource fragile. Cette prise de conscience a mené à des décisions politiques, telles la directive européenne de mai 1991 et la loi sur l’eau de janvier 1992 qui fixent des échéances pour la mise à niveau aux normes européennes des stations d’épuration :
• 2005 pour les agglomérations de plus de 2000 équivalents habitants (EH),
• 2000 pour les plus de 15000 EH,
• 1998 pour les zones sensibles de plus de 10000 EH avec un traitement plus poussé pour l’azote et le phosphore.
Dès lors, les collectivités locales seront contraintes de prendre l’eau en compte dans leur environnement et d’améliorer les dispositifs d’épuration existants.
La station d’épuration traditionnelle, à boues activées, s’impose souvent à l’esprit lorsqu’il s’agit d’épuration des eaux usées. Pourtant, d’autres modes épuratoires existent. Ils s’appuient sur les phénomènes d’auto-épuration des eaux qui s’établissent naturellement dans les zones humides. Moins connus mais aussi efficaces ils ont l’avantage de limiter, voire de résoudre les problèmes de stockage et de traitement des boues d’épuration.

 

LES PRINCIPALES TECHNIQUES ALTERNATIVES D'ÉPURATION  DES EAUX USÉES

 Le lagunage naturel

Le principe du lagunage consiste à envoyer les eaux usées dans plusieurs bassins en cascade, généralement trois. Le processus d’auto-épuration qui s’établit dans les bassins, est dû en grande partie à des organismes vivants (algues, bactéries...) qui prolifèrent et trouvent leur équilibre en fonction des conditions de milieu.
Dans le premier bassin s’opère la décantation des matières en suspension et la dégradation d’une partie des matières solubles, sous l’effet de micro-organismes aérobies.
Dans les deux autres bassins s’achève la finition de l’épuration en particulier l’abattement de la charge en azote et phosphates

Plusieurs procédés sont regroupés sous le terme lagunage naturel, dont voici les principaux :

La station de lagunage à microphytes (algues…) est généralement composée d’un ensemble de trois bassins.

 

 

Les lagunes à macrophytes (roseaux, joncs, massettes, iris des marais...) se situent généralement en position finale d’un système d’épuration par lagunage. La collecte des végétaux, qui peut être valorisée par exemple comme compost, est la seule contrainte de ce type de lagune.

 

 

Une lagune composite ou mixte regroupe une partie composée de microphytes et une plantée de macrophytes. Il faut pour cela aménager les bassins, bien dimensionner et localiser les zones plantées afin de pouvoir assurer un faucardage régulier des végétaux.

 

 

Les filtres plantés de roseaux

Le traitement des eaux usées « sur filtres plantés de roseaux », est issu des recherches du C.E.M.A.G.R.E.F. Le procédé est diffusé par la S.I.N.T.(voir adresses utiles).
Ce procédé consiste à faire circuler gravitairement les effluents domestiques au fil de bassins successifs aménagés en paliers, dans lesquels on a pris soin de créer un milieu extrêmement favorable à l’activité épuratoire, grâce à des minéraux et des végétaux.
Le premier filtre joue le rôle de décanteur. Les matières en suspension retenues sont déshydratées et compostées sur place. Le résidu est transformé en terreau qui s’accumule très lentement sur la surface des filtres.
Au deuxième étage, le traitement de la matière organique dissoute se poursuit. Au troisième étage une recirculation des eaux permet, le cas échéant, d’effectuer un traitement tertiaire de finition.

Les jardins filtrants
Mis au point par Site Concept et Environnement les jardins filtrants sont une combinaison d’écosystèmes liés à l’eau, qui utilisent les capacités épuratoires naturelles de différents micro-organismes, végétaux et substrats.

Ce procédé peut s’appliquer en affinage des eaux déjà traitées par des stations intensives, soit en tant que solution autonome pour traiter les eaux usées de petites collectivités, les eaux pluviales, les effluents agricoles ou industriels.
Ces jardins filtrants participent au maintien des milieux humides. Comme jardins d’eau, ces lieux peuvent être paysagers et ouverts au public.

 

Le pouvoir épurateur du sol
A Oppède, dans le Vaucluse, le traitement et la valorisation des eaux usées sont basés sur le principe du pouvoir épurateur du sol. Après un bassin de stockage, les effluents sont épandus sur un terrain d’un hectare planté de peupliers.
De plus, au niveau du sol lui-même, une couverture herbacée composée d’espèces fortement consommatrices de nitrates s’est installée. Cela contribue aussi à l’épuration des eaux usées.

 

 

La saulaie

Suite à un programme européen de transfert de technologie, la station d’épuration de Villeneuve-d’Ascq, met en place, sur un modèle suédois, une saulaie pour compléter l’épuration des eaux usées à la sortie de sa station.
La station actuelle ne traite que le carbone. La mise en place des saules est un essai de finition de l’épuration de l’azote et du phosphore, par les végétaux, pour une partie des eaux usées. Les saules sont menés en taillis. La production de bois récoltée est broyée puis utilisée comme chauffage. La saulaie a donc une double utilité, finir l’épuration à la sortie de la station et produire du bois de chauffage.

 

Le procédé Rhizophyte (station à boue activées)

Le Rhizophyte est un procédé de traitement des boues issues des stations d’épuration à boues activées. Il a été élaboré et éprouvé par le C.E.M.A.G.R.E.F. et la S.A.U.R. Il est basé sur le principe d’une déshydratation des boues sur lits de séchages plantés de roseaux.
L’alimentation des lits en boues fraîches se fait par pompage direct dans le bassin d’aération de la station d’épuration. Des cycles d’alimentation et de repos alternent pour le bon fonctionnement des lits. Ces lits reposent sur un plancher aéré ce qui permet l’évacuation de l’eau et facilite l’épaississement des boues.
Les roseaux, grâce au réseau dense de leurs racines, permettent une pénétration d’oxygène au coeur des boues, ce qui favorise l’activité bactérienne et donc une minéralisation importante.

 

COMPARAISON DES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS

 

Procédé

surface/HE

entretien

principaux avantages

inconvénients majeurs

lagunage

10 m2

curage des boues / 10 ans

faucardage (3) / an

fauche des abords / an

élimination de la charge microbienne

pas ou peu de consommation d'énergie

surface importante

filtres roseaux

1,5 à 2 m2

faucardage / an

 

surface minimale


 

jardins filtrants

1 à 5 m2

élagage des végétaux

faucardage

intégration paysagère


 

épuration par le sol

10 m2

coupe du bois

production de bois

surface importante

saulaie

24 m2

coupe du bois

production de bois

surface importante

station à boues activées

< 1 m2

curage des boues

apport de produits chimiques

surface minimale

traitements poussés

problème de stockage et d'évacuation des boues

consommation d'énergie

 

 

QUELQUES COÛTS

Les coûts de construction d’une station d’épuration sont largement fonction des contraintes du site. Pour cette raison, il est conseillé de chiffrer une station à l’aide d’une étude préalable.
Les coûts d’exploitation des stations alternatives sont cependant nettement moins élevés que ceux d’une station classique ayant un niveau de traitement comparable. En effet les coûts d’électricité sont absents sauf lorsqu’il faut recourir à des pompes.

Station de lagunage :
Coût d’investissement en moyenne : 147 euro TTC/EH
Coût de fonctionnement : 5,50 euro à 9,20 euro TTC/EH (CEMAGREF, 1997)

Station par filtres plantés de roseaux :
Pannessières (Jura), 500 EH.
Coût d’investissement : 184 euro TTC/EH (année 1986)

Station à boues activées :
Syndicat des eaux usées de la région de Chécy (Loiret), 25 000 EH.
Coût d’investissement : environ 170 euro TTC/ EH (année 2000)
Contact : Delphine Boidras, syndicat des eaux de la région de Chécy, tél/fax : 02 38 74 16 78.

 

ADRESSES UTILES

Agence de l’eau Loire-Bretagne  Avenue Buffon B.P.6339  45063 Orléans Cedex 2
Tél : 02 38 51 73 73  Fax : 02 38 51 74 74

 Site et Concept Environnement  9, Avenue Philippe Auguste 75011 Paris
Tél : 01 43 72 38 00  Société d’Ingénierie Nature et Technique

Centre d’Etude du Machinisme Agricole et du Génie Rural des Eaux et Forêts (C.E.M.A.G.R.E.F.)  3 bis, quai Chauveau 69336 Lyon Cedex 09
Tél : 04 72 20 87 34  Fax : 04 78 47 78 75

Société d’Aménagement Urbain et Rural (S.A.U.R.) 69, Avenue de Verdun 45401 Fleury-les-Aubrais
Tél : 02 38 77 55 16 Fax : 02 38 73 17 63

 GLOSSAIRE

EH Équivalent habitant : notion utilisée pour exprimer la charge polluante d’un effluent par comparaison avec celle d’un habitant.
Aérobie : se dit d’un organisme nécessitant de l’oxygène pour vivre.
Faucardage : action de couper ou faucher les végétaux aquatiques.

 

Document composé d’après la fiche 6/1 du site http://www.archi.fr/CAUE45/Publications/Fiches/F6_1.html

 

Les toilettes sèches (ou à compost)

 La toilette à litière biomaîtrisée ou TLB

 Il s’agit de la troisième génération des toilettes sèches, après les latrines malodorantes, polluantes, de nos grands-parents et les toilettes dites «scandinaves». C’est une nouvelle génération, car le principe de fonctionnement est radicalement différent de celles qui l’ont précédées.
 Qui utilise une TLB ? Après avoir modifié
notre relation à nos déjections, nous pouvons envisager le passage à la TLB, ce qui a été fait par plus de 2.000 familles en Belgique, en France et dans d’autres pays (en novembre 2003). Une enquête [1] a révélé que ces familles ne veulent plus entendre parler du W-C à chasse et estiment disposer d’un confort tout à fait comparable à celui offert par un W-C classique. L’enquête a également mis en évidence le fait que l’usage de la TLB n’est pas l’apanage des marginaux qui «vivent à la campagne avec leurs chèvres», comme l’affirmait un haut fonctionnaire de l’administration wallonne. L’écrasante majorité des usagers possède un diplôme universitaire ou équivalent et habite dans des maisons familiales parfois luxueuses ou du moins très confortables.Il n'est pas inutile d'ajouter que le principe de la toilette à litière s'applique également aux animaux. Les élevages sur litière biomaîtrisée sont bien au point et produisent de la viande de haute qualité. Grâce au compostage de la litière retirée de sous les animaux, la maîtrise de la pollution des eaux par le lisier est à notre portée. Faut-il convaincre les éleveurs du bien-fondé de cette démarche?

 

Le principe de fonctionnement de la TLB

L’objectif est de reconduire nos déjections dans le cycle de formation de l’humus dans les meilleures conditions possibles. A cette fin, la première chose à faire est d’empêcher l’uréase – cet enzyme présent dans les déjections – de transformer l’azote organique précieux en ammoniac, inutilisable pour la synthèse de l’humus. Ce phénomène a été compris grâce à une observation de laboratoire [2] : la cellulose végétale inhibe les réactions enzymatiques qui minéralisent la matière organique des déjections. Or, ces réactions sont aussi à l’origine des odeurs désagréables. L’idée est donc immédiate: ajouter de la cellulose végétale à nos déjections pour bloquer les réactions enzymatiques, ce qui, par la même occasion, empêche le dégagement des odeurs. Une des conséquences de cette adjonction est l’augmentation du rapport carbone/azote de nos déjections qui, de ce fait, sont prêtes pour un compostage aérobie en plein air [3] . Un détail important : le blocage des réactions enzymatiques n’a lieu qu’en milieu humide, donc en présence d’urine. C’est la raison pour laquelle on ne peut, en aucune manière, séparer l’urine et la matière fécale. De plus, afin d’empêcher le démarrage de la minéralisation de l’azote, l’adjonction de la cellulose végétale (la litière utilisée ) doit intervenir directement après la production de la déjection.   

 

Comment se présente une TLB ?

Contrairement aux toilettes sèches du commerce, après la modification de notre vision des déjections, on ne s’efforcera plus d’imiter le W-C à chasse. Ce n’est plus une nécessité. Au contraire, la TLB devient un joli meuble dont le style est assorti au style du mobilier de l’habitation.

Pour voir les TLB installées dans un centre de stages en Belgique cliquer ici . Le principe de fonctionnement peut même servir à installer un urinoir à litière .

Sur le plan technique, c’est la simplicité qui domine. La TLB est un seau placé dans un meuble qui peut nous rappeler la chaise percée. Pour les amoureux du confort absolu, on peut même y mettre des accoudoirs et un dossier capitonné. Il ne faut prévoir ni arrivée d’eau (sauf pour le lave-mains), ni tuyau d’évacuation, ni ventilation forcée. La TLB se place à l’intérieur de la maison dans la pièce prévue pour le W-C ou dans la salle de bains. Pour augmenter le confort de leurs habitations, certains placent une TLB dans chaque chambre d’amis, derrière un paravent. Elle a également sa place dans la chambre d’un malade.

Pour autant qu’on se conforme aux recommandations , l’usage d’une TLB ne génère pas plus d’odeur qu’un W-C classique.

Toute matière végétale sèche convient pour la litière. En Belgique, on peut se la procurer déjà prête aux Etablissements Samain (41, rue du Palais, B-7760, TOTTES, tél.: 069/45.48.27). On peut également utiliser de la sciure et des copeaux d’un atelier de menuiserie, en veillant cependant à ne pas utiliser du bois exotique car il dégage une forte odeur.

Enfin, on peut faire soi-même sa propre litière, pourvu qu’on ait un broyeur à végétaux . Des feuilles mortes , bois d’élagage, tiges de plantes ligneuses comme le tournesol, le poivron, le lavandin, etc., constitueront une excellente litière.

Le carton broyé et la tonte de gazon séchée peuvent également servir. Cependant, il est préférable de prévoir un endroit abrité pour stocker la litière, surtout quand on la fait soi-même. Pour voir le bac à litière , cliquer ici.

 Comment construire sa TLB?

La TLB ne bénéficie pas de promotion commerciale. Le principe est de mettre à la disposition de tous une toilette vraiment respectueuse de l’environnement. Elle peut évidemment être fabriquée, suivant nos plans par tous ceux qui en sentent la vocation. Je n’ai que trois souhaits à ce sujet:

· Lors de la promotion commerciale, faire référence à mes travaux.

· Avec l’accord des acheteurs, me communiquer les coordonnées des personnes qui l’utilisent.

· Demander aux utilisateurs de me communiquer leurs impression et leurs expériences.

Ces deux derniers souhaits visent à améliorer le système et  à pouvoir guider les candidats utilisateurs par des visites d’installations en service.

Toutefois, si vous n'êtes pas bricoleur(euse), des TLB sont actuellement disponibles sur le marché. Consultez le site: www.salubrem.com

La fabrication d’une TLB est à la portée d’un bricoleur moyen.
A cette fin, consulter la page Construire sa TLB.
Pour voir le résultat final, cliquer ici.

Pour la suite, passer à la page Mode d’emploi TLB

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Pour compléter votre information, visitez le site : http://www.eco-bio.info/ouaterre.html
 

 

Pourquoi utiliser une toilette sèche ?

 Beaucoup d’environnementalistes considèrent que l’usage d’une toilette sèche est un des sommets de la conscience écologique. Ils ont entièrement raison, bien que l’argumentation qu’ils avancent en général pour défendre leur point de vue n’est pas tout à fait correcte.

La promotion des toilettes sèches tourne autour de deux idées forces: la pollution générée par les W-C et le gaspillage d’eau potable dans les chasses. Sans nier la pertinence de cette argumentation, force est de constater qu’il s’agit en fait de deux aspects mineurs d’un problème beaucoup plus général touchant les bases mêmes de la gestion durable de l’eau dans le monde. Cet aspect n’est pas abordé par les défenseurs des toilettes sèches.

C’est au cours de nombreuses discussions que j’ai eues avec les fabriquants et les promoteurs des toilettes sèches du commerce que j’ai réalisé combien ces deux idées forces mentionnées ci-dessus ont fait et font encore obstacle à l’extension de ces toilettes. «L’enfer est pavé de bonnes intentions». C’est la phrase qui caractérise le mieux la situation.

L’obstacle se situe à plusieurs niveaux :

-Les deux idées, citées plus haut, en occultant une troisième, bien plus fondamentale, ont induit des solutions techniques boiteuses et peu acceptables par le public.

-Une étude sérieuse met facilement en évidence les défauts des installations proposées dans le commerce et montre que leur écobilan est loin d’être aussi bon que les promoteurs le prétendent. De ce fait, les objections formulées à l’encontre des toilettes sèches ne manquent pas de pertinence, même si on se place du coté de ceux qui reconnaissent les défauts du W-C à chasse.

-L’inertie du public à accepter un changement.

En résumé: les toilettes sèches du commerce destinées au grand public sont peu confortables, extrêmement coûteuses et ont un écobilan contestable. Les promoteurs du tout-à-l’égout ont encore des beaux jours devant eux avant une prise de conscience devant le gâchis environnemental perpétré. C’est triste à dire, mais à cause d’un manque d’ouverture scientifique de leur part, les fossoyeurs de la toilette sèche sont ceux qui la fabriquent et la vendent.

Mes discussions avec les concepteurs et les vendeurs des toilettes sèches deviennent rapidement un dialogue de sourds. Même devant des faits analytiques, ils s’accrochent à des solutions techniques scientifiquement dépassées, nuisibles même. Je préfère encore affronter les techniciens académiques du génie sanitaire qui finissent toujours par admettre le bien-fondé de mon argumentation. Entre scientifiques, on se comprend mieux, même si on n’est pas du même bord. Lorsque ces collègues ont épuisé tous les arguments scientifiques, ils avancent l’argument suprême des exigences de la loi en matière d’assainissement et d’épuration. Avec les environnementalistes par contre, du moins avec ceux qui n’ont pas pu dépasser les solutions classiques, la discussion tourne rapidement au vinaigre, car ils travaillent souvent au niveau émotionnel.

Toilettes sèches et idées fausses

La première idée fausse est la séparation de la matière fécale et de l’urine.

Un concepteur danois de toilettes sèches a exposé un jour à une conférence publique organisée par un architecte bruxellois [1] que «les animaux dans la nature ne défèquent et n’urinent pas nécessairement à la même place». Il est donc tout à fait «naturel» de séparer les deux effluents. Cette justification manque de données scientifiques.

Il vaut mieux dire franchement qu’on sépare les deux pour des raisons de commodité technique: la volonté d’espacer les manutentions des effluents. L’urine, facile à stocker dans un réservoir séparé, constitue 90% de la masse de nos déjections. Les fèces desséchées occupent peu de place. Dès le moment où l’urine est évacuée de la toilette par simple écoulement, l’enlèvement du peu de matière solide qui reste peut attendre plusieurs mois. Grâce à cette astuce, l’usage de la toilette sèche s’apparente à celui d’un W-C. L’usager de passage ne voit pratiquement pas la différence. Les nouvelles technologies viennent à la rescousse: la cuve reçoit un revêtement à base de silicone sur lequel les liquides n’adhèrent pas et l’urine ruisselle sans laisser de traces. L’objectif fixé par les constructeurs est atteint: nos excréments sont évacués hors de notre vue. Nous pouvons continuer à faire semblant d’ignorer le problème.

Le compostage interne dans un réservoir situé sous la toilette s’inspire toujours du souci d’éviter de s’occuper, autant que faire se peut, de nos déjections. Malheureusement, il n’est pas possible de réaliser dans une cuve ou dans une fosse les conditions aérobies nécessaires pour un bon compostage. Le véritable compostage se fait sur le sol même , en symbiose avec la faune qui vit dans le sol. Toute fermentation anaérobie, inévitable dans les cuves, soustrait l’azote et aussi une bonne partie du carbone au processus de formation de l’humus, tout en libérant, en prime, la pollution par les nitrates et l’ammonium.

Malheureusement, le prix à payer pour ce confort intellectuel est plutôt élevé aussi bien au niveau technique et financier qu’au niveau environnemental.

Au niveau technique, c’est l’émergence du problème des odeurs qui nécessite des solutions complexes et coûteuses. Comme nous allons le voir à propos de la toilette à litière biomaîtrisée , la clef de la maîtrise simple des odeurs se trouve précisément dans la réunion de l’urine et de la matière fécale. Lorsqu’on sépare les deux, les odeurs apparaissent des deux côtés. Pour les évacuer, il faut un système de tuyauterie et de ventilation forcée. Une toilette sèche classique comme la Clivus Multrum [2] occupe  la place d’une chambre dans une habitation, sans parler du percement du plancher, du plafond et du toit. Une panne de courant et le système d’aspiration, qui doit tourner 24 heures/24, cesse de fonctionner: c’est l’apparition des odeurs et… des mouches.

Il faut vraiment vouloir une telle installation qui coûte facilement 5.000 € (hormis le coût de la place qu’elle occupe dans la maison) et consomme environ pour 100 à 200 € d’électricité (souvent d'origine nucléaire) par an. Si l’utilisateur de bonne foi prenait la peine d’examiner les impacts environnementaux de sa toilette, il irait rapidement chez le plombier le plus proche pour faire installer un W-C classique et un bon système d’épuration.

La deuxième idée fausse est d’assimiler les fèces desséchées à de l’humus.

Pratiquement la totalité des toilettes sèches du commerce fonctionne suivant le même principe [3] . En consultant les catalogues, hauts en couleur de ces toilettes, on relève la discrétion concernant le devenir des urines. Ce qui est le plus choquant, c’est qu’on appelle «compost» un produit qui n’est rien d’autre que des fèces desséchées. Dès qu’on a séparé les urines, le compostage des matières solides devient problématique. Lorsqu’on mélange ces matières avec de la tourbe, il n’y a, au mieux, qu’une sorte de maturation par dessèchement, mais nullement de la formation d’humus.

La troisième idée fausse est de croire que l’urine stockée peut être utilisée dans le jardin, sans nuisances.

L’urine est recueillie dans un réservoir où, grâce à l’action d’un enzyme toujours présent dans l’urine [4] , 90 % de l’azote organique se transforme en ions d’ammonium en moins de 48 heures. C’est ce qui explique l’odeur d’ammoniac (NH3) de l’urine qui séjourne quelques heures dans un pot de chambre ou dans un seau hygiénique. Compte tenu du fait qu’environ 80 % de l’azote organique contenu dans nos déjections se trouve dans l’urine, on comprend l’importance du devenir de l’urine pour le milieu récepteur. 

En fait, sous forme ammoniacale, l’azote ne peut suivre dans la nature que le chemin de l’oxydation. Il se forme ainsi des ions nitreux (NO2-) particulièrement toxiques qui s’oxydent en nitrates (NO3-). L’urine stockée dans le réservoir de la toilette devient un concentré d’ammonium contenant des ions de nitrites et de nitrates. Les constructeurs des toilettes sèches recommandent d’utiliser l’urine stockée en la diluant 8 fois pour l’irrigation des plantes.

Après avoir ajouté de l’eau pour diluer 8 fois l’urine, on se demande ce que devient l’économie d’eau annoncée pour justifier l’installation. Le véritable problème réside dans le processus de percolation et d’oxydation de l’ammoniac contenu dans le liquide. Sous forme ammoniacale (NH4+), l’azote s’infiltre encore plus facilement et rapidement [5] dans la nappe phréatique que sous forme nitrique et constitue une pollution particulièrement pernicieuse. Les ions d’ammonium présents dans le liquide épandu en surface s’oxydent en nitrates. Ceux-ci ont incontestablement un pouvoir fertilisant et agissent comme un engrais chimique, mais d’une manière plus nuisible, car ils contiennent en outre, des ions nitreux (NO2-) très toxiques. Affirmer donc que les urines stockées et dilués peuvent être utilisés sans nuisances dans le jardin est une position qui ne peut être justifiée que par l’ignorance complète des processus physico-chimiques qui ont lieu dans l’urine stockée et ceux qui régissent la vie du sol.   

La quatrième idée fausse est de croire que l’avantage principal des toilettes sèches est l’économie d’eau.

Nous avons vu, à propos de la dilution de l’urine avant son utilisation dans le jardin, que l’économie d’eau est moins importante qu’annoncée. Cette idée en entraîne une autre, encore plus grave: le but principal de la toilette sèche est d’éviter de polluer l’eau. Sans nier cet aspect, il faut attirer l’attention sur le fait que l’urine épandue dans le jardin pollue plus nos réserves d’eau potable que l’épuration classique des eaux fécales. Le corollaire de cette idée fausse est de croire qu’une bonne épuration des eaux fécales répare les dégâts causés par l’usage d’un W-C à chasse. C’est, sans aucun doute, l’erreur la plus lourde de conséquences. C’est ce qui conduit les personnes motivées pour la protection de l’environnement vers les systèmes d’épuration par les plantes . Au risque de nous répéter, nous devons insister sur le fait qu’il n’y a pas de bonne méthode pour épurer les eaux vannes. Le gâchis est fait au moment où les excréments sont évacués dans de l’eau et ce gâchis est irréversible [6] .

Le fond du problème

Après cette analyse, le lecteur peut se demander à juste titre, ce qu’il faut faire si l’usage des W-C est à déconseiller et que l’usage des toilettes sèches du commerce est tout aussi nuisible.

Pour répondre à cette question il faut :

·revoir notre relation à nos déjections;

·connaître la loi de base qui régit le fonctionnement de tous les écosystèmes;

·s’orienter vers les techniques qui ont intégré ces nouvelles données.

Pour commencer, voici l’énoncé de cette loi:

La loi de base

Chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air.

Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau.

Qu’est-ce que la «biomasse végétale ou animale»?  

Biomasse végétale

Biomasse animale

Bois, feuilles mortes, pailles, tiges, fanes, rafles, etc.

Dépouilles des animaux, déjections animales et humaines.

Riche en carbone, pauvre en azote.

Riche en azote, pauvre en carbone.

Rapport carbone/azote (C/N) élevé (jusqu’à 300).

Rapport carbone/azote (C/N) peu élevé (environ 7).

Sans l’association judicieuse de ces deux types de biomasse et leur introduction dans le processus de formation des sols, il n’y a ni gestion de l’eau, ni production alimentaire durables.

A contrario: la mobilisation et l’introduction dans le processus de formation du sol de toute la biomasse disponible sortirait le monde de ses problèmes d’eau et de ses problèmes alimentaires en moins de deux générations, sans mobiliser des capitaux importants.

Si l’on examine les causes premières de tous les problèmes d’eau rencontrés dans le monde, on découvre à la base des décisions incorrectes relatives à la gestion de la biomasse. La destruction massive de celle-ci sous prétexte de «valorisation énergétique» ou «d’épuration» déséquilibre de plus en plus la biosphère jusqu’au point de rupture. Même une partie de l’effet de serre provient de la gestion incorrecte de la biomasse.

La biomasse fécale humaine est loin d’être une «quantité négligeable». L’azote contenu dans les déjections de l’humanité représente une masse équivalante à 40 % de l’azote utilisé dans l’agriculture mondiale. Dans le règne animal terrestre (grands animaux), la biomasse humaine se situe à la deuxième place après les bovins et avant les porcins. Lorsqu’on envisage la gestion durable de la biosphère, la destruction massive des déjections humaines sous prétexte d’épuration est une forme de suicide collectif. En ce sens, le principe même de l’épuration des eaux fécales, quel que soit le système utilisé, est incompatible avec le concept du développement durable [7] .

Pour satisfaire les exigences de la loi de base, il faut trouver une solution technique qui reconduit nos déjections conjointement avec la biomasse végétale dans le cycle de formation de l’humus. La toilette à litière biomaîtrisée (TLB) constitue une des réponses possibles à cet exigence.

Que faut-il alors revoir dans notre relation à nos excréments ?

En résumé, il faut admettre une fois pour toutes que nos déjections ne sont pas des déchets à éliminer, mais font partie intégrante de l’écosystème qui nous fait vivre. Notre alimentation vient de la terre, nos déjections doivent y retourner, mais suivant un processus qu’il vaut mieux connaître afin de ne pas commettre de fautes irréparables. A ce sujet, il est intéressant de lire un de mes textes destiné à une publication collective: Nos relations avec nos déjections.

Consulter également le site http://viard.eric.free.fr/ouaterre.html

Pour la suite de votre lecture, il est instructif de méditer sur le texte suivant
ou aller à la page consacrée à la toilette à litière biomaîtrisée.

 

Toilettes à compost (quelques sites)

http://www.eco-bio.info/ouaterre.html

 http://www.toiletteacompost.org/

 http://www.toiletteacompost.org/article.php3?id_article=33

 http://www.pensifs.com/sciences/economie/toilettes-seches.php

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Toilette_s%C3%A8che

 http://www.tamaisontonjardin.net/article.php3?id_article=11

 http://www.envirolet-europe.com/choicefrench.html

 http://www.habiter-autrement.org/11.construction/07_cons.htm

 http://www.21esiecle.qc.ca/toilette_compost.html

http://beruchot.free.fr/toiletteseches.html

 http://www.passerelleco.info/article.php3?id_article=341

 http://partiefaire1tour.net/article.php3?id_article=80

 http://www.archilibre.org/ateliers/toiletzom/toilet.html

 http://www.habitat-ecologique.org/doc/toilettes_seches.pdf

 http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=3560

 http://www.terrevivante.org/pdf/FR%20toilettes%20sans%20eau%2006.pdf

 http://www.habitat-ecologique.org/doc/061122_ETS.pdf

 http://www.eco-sapiens.com/infos-dossier.php?titre=Des+toilettes+s%E8ches+chez+soi

 http://www.bioeco.org/docs/330-3.pdf

 http://www.atoutconstruction.fr/_kiosque_source.php3?id_syndic=30

 http://www.bregeon.net/sebetclo/index.php?fr/toilettes-seches

 

  

Agenda 21

 INTERVIEW Thierry CARCENAC Président du Conseil général (paru sur Atout Tarn, bulletin d’inf du CG81)

 Monsieur le Président, le Tarn fait partie des 10 départements français les plus engagés dans le développement durable. Pourquoi vous êtes vous investi personnellement dans ce projet ?

T. CARCENAC : C'est un choix important pour le Conseil général car c'est la première fois qu'un travail de réflexion portant sur toutes les politiques départementales va être mené. A ce titre, c'est une opportunité extraordinaire pour améliorer l'action du Conseil général en y intégrant les principes du développement durable. C’est-à-dire des politiques respectueuses de l’environnement et des générations futures.

 Quels sont les fondements qui vont vous permettre d’élaborer votre programme d’actions départemental, prévu pour janvier 2007 ?

T. CARCENAC : Au préalable, il est nécessaire de partir de l’analyse des besoins des tarnais, notamment dans les domaines de l’économie, de l’action sociale, des infrastructures et de l’aménagement du territoire. C’est pour cela qu’au-delà des Forums organisés avec nos partenaires, un questionnaire va être envoyé à tous les tarnais afin qu’ils nous précisent leurs attentes. L’efficacité économique reste un des fondements de nos politiques et donc de nos politiques de développement durable. Nous devons toujours rechercher les solutions les plus viables économiquement et économes à long terme. L’approche sociale doit aussi être au coeur du développement durable. Tant que subsistent des inégalités, aucun autre principe ne peut concrètement être entendu. La solidarité territoriale, les principes de précaution, d’économie de ressources nous guideront pour construire ce programme d’actions.

 En quoi cette politique va-t-elle améliorer la vie des tarnais ?

T. CARCENAC : Les activités d'un territoire, si elles ne sont pas maîtrisées, peuvent engendrer des effets tout à fait nuisibles. Le développement durable prend en compte non seulement la réponse aux besoins d'aujourd'hui, mais aussi permet de prendre en compte ceux de demain. Il doit être un outil permettant de développer les solidarités entre les citoyens, entre les générations et entre les territoires.

 Pour montrer l’exemple, vous avez choisi d’appliquer ces principes à tous les services du Conseil général. Concrètement, qu’est-ce que cela change ?

T. CARCENAC : Il était logique de commencer dans nos propres services. La première étape de notre engagement a consisté à sensibiliser et à former les élus et le personnel du Conseil général. Chacun à notre niveau, nous devons être capable d’intégrer le développement durable dans nos missions quotidiennes afin que notre collectivité participe à une gestion raisonnée des ressources. En interne, notre futur plan d’actions doit nous permettre notamment la réduction sensible de la consommation du papier, de la quantité d’électricité et d’eau consommée, l’utilisation de produits respectueux de l’environnement pour l’entretien des locaux. Les agents ont adhéré à cette démarche et sont dans l’ensemble enthousiastes

  

Tout sur l’Agenda 21 du Conseil général du Tarn  http://www.tarn.fr/index.php?id=343

 

 

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